A Madagascar, le salaire minimum dans le secteur privé a connu plusieurs revalorisations successives ces dernières années. Le régime applicable repose sur des salaires minima d’embauche fixés par catégories professionnelles et, selon les cas, par ancienneté. En 2024, une hausse d’environ 10% a relevé le minimum dans le secteur privé non agricole à 262 680 ariary. Dans le secteur agricole, le minimum a été porté à 266 500 ariary à compter du 1er mars 2024. Cette réforme s’inscrit dans une logique de négociation sociale entre l’État, les employeurs et les représentants des travailleurs. En février 2026, un nouvel accord a fixé le salaire minimum d’embauche à 300 000 ariary pour la catégorie M1l qui est le niveau le plus bas de la grille des salaires minima d’embauche. Elle correspond en pratique à des manœuvres ou travailleurs exécutant des tâches simples, manuelles et non spécialisées, sans qualification particulière. . Cette mesure doit encore être consolidée par le texte d’application compétent pour produire tous ses effets juridiques. L’objectif affiché est d’améliorer le pouvoir d’achat et de corriger partiellement l’érosion salariale. En pratique, l’impact concerne surtout les salariés formels du secteur privé, les travailleurs informels restant largement en dehors du dispositif. Ces évolutions confirment la tendance à une revalorisation progressive du salaire minimum à Madagascar, avec un encadrement juridique de plus en plus structuré.
